Grindroïdes : « J’aimerais bien mais t’es trop loin ».



Depuis son lancement en 2009, Grindr a vite envahi la vie des gays ! Quatre millions de personnes l'utilisent presque partout sur la planète. La France compte 260 000 abonnés, dont 200 000 à Paris, la deuxième ville au monde derrière Londres !
Cette petite application sur smartphone a surtout modifié les comportements : Grindr désenclave, libère, mais chez certains, Grindr a aussi développé une vraie addiction, et fait sortir d’autres d’un circuit traditionnel de prévention. Jamais, depuis les « tasses » ou l’éclosion des sites de rencontres ou de certains sex-clubs / saunas, un phénomène n’avait à ce point ébranlé les habitudes des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
À la manière des « Mythologies » de Barthes, « Miroir/miroirs » étudie ce qu’un outil dit sur un groupe, ses pratiques, ce qu’il modifie et accentue ou empêche… C’est l’occasion de réfléchir, grâce à l’approche pluridisciplinaire (un sociologue / un psy / une sémiologue / ses utilisateurs), à l’actualisation de nos comportements, de nos communautés, de nos discours, et notamment en termes de prévention.


Par Arnaud ALESSANDRIN, Docteur en sociologie (Université de Bordeaux), Coresponsable de l’ODT (Observatoire Des Transidentités)

EXTRAIT DE LA REVUE MIROIR / MIROIRS NUMERO 1

Grindroïdes
Avec les NTIC, qui n’ont plus grand-chose de « nouvelles », la drague a évolué. Des couples se forment via le net, la vitesse des rencontres remplace le hasard des rencontres et l’illusion de la transparence provoque des échanges nouveaux, sans pour autant laisser de côté les hiérarchisations et les discriminations. Dorénavant, nous nous rencontrons aussi « à distance », et nous nous acclimations plutôt bien de cet oxymore. Loin d’une « fin du corps », Grindr et l’ensemble des dispositifs de rencontres s’emploient à être des promesses de corps, comme pouvaient l’être jadis -et encore aujourd’hui j’espère- une lettre d’amour ou quelques mots échangés au « combiné ».  Mais qu’elle soit téléphonique ou numérique, la « machine » a toujours été suspectée de dénaturer les rencontres, et plus encore les rencontres amoureuses ou sexuelles. Lorsqu’on entend « machine » on entend donc immédiatement « machination ». Dans l’antiquité grecque, la machine était une ruse contre la nature, contre qui se jouait une manœuvre, c'est-à-dire une création de l’homme pour la prévenir, pour la dépasser ou l’améliorer, pour amoindrir une pénibilité ou en tirer un profit. La machine est ce monstre a trois tête : tantôt aliénante, tantôt « toute puissante », tantôt inessentielle. Il se jouerait une machination dans la rencontre. A n’en point douter, le corps a changé. Antonin Artaud écrirait-il aujourd’hui le corps comme il le fit dans l’ombilic des limbes ? « Lorsque vous lui aurez fait un corps sans organes, alors vous l’aurez délivré de tous ses automatismes et rendu à sa véritable liberté » écrivait déjà le poète dont les corps jaillissaient des mots. À l’image du cyborg d’Haraway, l’horizon des rencontres 3.0 est peut-être « une fiction qui change le monde ». Ainsi a-t-on pu parvenir, par exemple, à l’idée qu’une cellule génère son propre programme, à la façon d’un logiciel qui se mettrait à jour lui-même. Mettre à jour Grindr. L’homme n’est plus la mécanique des automates du XVIII siècles, il est technologique, hybride. « Si bien qu’avec l’avènement récent des manipulations génétiques et le décodage du génome humain, un champ entier de la biologie peut s’éloigner d’une démarche qui viserait à comprendre des systèmes vivants naturels pour se concentrer sur une maitrise intellectuelle et technique de systèmes vivants artificiels » (Mendelsohn, 2001). Passant ainsi d’une logique de dévoilement de la nature à une logique d’exploration des possibles artificiels, le corps « donnée » à investiguer devient un corps « support » d’investigations de soi. C’est sur un corps à expérimenter que s’ajoutent ou s’appuient les technologies qui créent et énoncent le corps qui se fait ; les corps qui se rencontrent aussi.
 

« Avant, on pouvait trouver plein d’explications au fait de ne pas trouver de mecs. Aujourd’hui la principale raison lorsqu’un type passe une soirée tout seul, c’est qu’il a pas Grindr ». Entretien avec Louis, 27 ans, le 12 / 01 / 2013.
 

Introduction : « Load more guys »

           
            Sur mon Grindr aujourd’hui, 104 mecs. To load 200 more guys upgrade to Grindr Xtra. Oui mais Grindr Xtra c’est 0,89€. Je me contenterai donc de ces 104 là. Faisons cette hypothèse que l’on sait fausse de la « bonne foi » des individus sur les sites de rencontres. Je saisis ma Casio collège : 1 mec affiche la cinquantaine, 6 mecs ont plus de 40 ans, 10 plus de 30. Moyenne d’âge 26 ans ! J’ouvre quelques profils. « Only act » demande aux folles de passer leur chemin, « Yeah » stipule que « no pic = no dial », MK cherche un « plan only ». Jérôme est le seul à préciser « plan safe ». Les mots se réduisent au maximum : « T ou ? » « TTBM » « Pass » « T ch ? » « célib » « mec now ». Plus que sur n’importe quel chat ou site de rencontres, les échanges sont brefs. L’objectif est clairement défini. Il ne s’agit pas réellement de discuter. 
 
On sait qu’une partie de la population homosexuelle a adopté Grindr comme mode de rencontres. En revanche, ce que l’on sait moins, c’est ce que produit cette application au sein même de la « communauté » homosexuelle. Nous pourrions poser la question ainsi : Qu’est-ce que les homosexuels font à Grindr / Qu’est ce que Grindr fait aux homosexuel ? Dans cet article il s’agira d’aborder sociologiquement et géographiquement Grindr. C'est-à-dire, se poser la question matérielle du lieu comme élément central des rapports infra communautaires. Territorialiser les relations homosexuelles revient à appréhender les espaces, et notamment urbains, comme des interfaces communautaires mais aussi comme des zones d’interactions complexes entre les individus et entre les sphères publiques et privées. Pour le dire autrement, nous sommes passés d’une interrogation causale (pourquoi des espaces homosexuels ?) à une interrogation plus pragmatique : comment se rencontrent-ils ? Ce faisant, on a remplacé les explications de l’ordre de la crise (individuelle ou sociale) pour une perspective en termes plus interactifs.

De la sorte, la géographie de l’homosexualité ajoute à l’usage des cartes une dimension sociale (Raibaud, 2011). L’appréhension du genre dans l’espace modifie considérablement la partition privé/publique. Elle donne à voir la robustesse et la fragilité d’un espace publique présent « jusque dans le corps » (Fassin, 2012). Il en va de même lorsque la géographie a su rendre visibles les plages gaies (Jaurand, 2005, 2011), les lieux de rencontres homosexuels (Leroy, 2009) ou les territorialités lesbiennes (Cattan et Clerval, 2011). Elle a permis de multiplier les points de vue décentrés sur les a priori d’une géographie qui pensait les espaces comme entièrement neutres ou entièrement communautaires et a rendu visibles des interstices d’action, de protection ou de visibilité.
 
Une géographie des homosexualités par le prisme de Grindr semble dévoiler trois caractéristiques quant à l’effet de cette application sur ladite communauté. 1- Grindr n’a t-il pas rendu visible un « chrono-placard », un placard qui ne soit pas lié à sa visibilité ou à son affirmation, mais au temps que prend le déplacement d’un point à un autre ? C’est aussi dire que Grindr participerait, par saisi des flux, par le passage d’une localisation à une géolocalisation, à un nouveau type de sociabilité. 2- Grindr n’a-t-il pas pour principal conséquence d’accélérer la dilution du sexuel dans l’urbain, c'est-à-dire de renverser la logique de regroupement dans des lieux de rencontres : on ne se déplace plus dans un lieu de rencontre mais avec un outil de rencontre. Quel impact cela a-t-il sur la communauté homosexuelle et sur son implantation territoriale ? 3- Enfin, avec ces applications, revient l’eternel refrain de la fin des relations, du mythe de l’isolement. Mais Grindr est-il réellement le reflet d’une solitude des gays ? Est-il le point culminant de cette allégorie maintes fois répété selon lequel le corps, et avec lui l’humain, disparaitraient avec la technologie ?
 

Chrono-closet

Dans son « épistémologie du placard » (2008) Eve Kosofsky Sedgwick rappelle que le placard ne divise pas l’espace en connaissances du dedans et peurs du dehors mais qu’il se tisse entre homoérotisme, homophobie et hétérosexualité des liens particuliers qui font de l’expérience homosexuelle une expérience marquée par le silence ainsi que les protections. Comme application communautaire, on peut penser que Grindr joue parfois aussi ce rôle ; le placard n’étant pas seulement un lieu ostracisé mais aussi un refuge, surtout lorsque, comme le souligne Eribon (1999), le placard se ferme et se rouvre presque autant de fois qu’il y a d’interactions. Eve Kosofsky écrit ainsi que :
« L’élasticité fatale du présupposé hétérosexiste signifie que, comme pour Wendy dans Peter Pan, de nouveaux murs ne cessent de surgir, même pendant notre sommeil […] Même celles et ceux qui sont out se trouvent confrontés quotidiennement à des interlocuteurs et interlocutrices à propos desquels ils ne savent pas s’ils savent ou non. De la même manière, il est tout aussi difficile de deviner pour un interlocuteur donné si, dans le cas où il saurait, ce savoir lui semblerait important ou non » (p.86).
Ces placards interagissant se territorialisent et donnent à voir des éléments d’une cartographie à propos de laquelle « d’où l’on vient » participe de l’insu. La rencontre, lorsqu’elle est une homogamie géographique, découpe ainsi le territoire et sectorise les déplacements (Chaumont, 2009). Avec critique et humour, le géographe Stéphane Leroy (2013, p.169) reprend à son compte la carte ci-dessus comme pour souligner qu’un placard « sexuel » se compose de sous placard « locaux », géographiques, qui disent ou semblent aussi bien dire le lieu que la classe.
 
Mais avec Grindr, le placard du lieu se déplace avec les individus, de sorte que la question d’où l’on vient se transforme en un « où es-tu ? ». Grindr modifie donc considérablement les frontières du placard en lui ajoutant la dimension temporelle. Il ne s’agit pas seulement d’être prêt mais aussi d’être rapidement présent. C’est pourquoi les frontières s’estompent du moment où les déplacements sont à l’origine des rencontres. Grindr repose sur le flux et non sur la permanence du lieu. La géographie qu’autorise Grindr est une géographie des interrelations spatiales. Les distances et les interactions remplacent les espaces à proprement parler. Dans le discours de Marc Augé (1992), il s’agit là de « non-lieux », des zones de « contractualité solitaires »  insufflés par l’embrasure de la « sur-modernité ». Si les rencontres homosexuelles subissaient des pesanteurs spatiales avec les sites de rencontres traditionnels (choisissez un/des départements), la géolocalisation décorrèle le lieu de rencontre du lieu d’habitation et ce à tout moment. Ainsi les cartes dessinées par l’application sont des cartes par anamorphoses, qui se déforment sous l’effet des distances et du temps que l’on met à les parcourir. Grindr, outil de mixité sociale ? Peut-être pas. Mais, Grindr outil de décloisonnement, très certainement.
 

Grindroïdes : « J’aimerais bien mais t’es trop loin ».

L’effet Grindr

L’histoire des l’homosexualité est aussi l’histoire de ses lieux de rencontres. L’importance que prend le quartier homosexuel relève d’une volonté de protection, mais participe aussi de l’envie de se retrouver, se reconnaître et se connaître. Ainsi, pour Didier Eribon (1999), l’existence des quartiers homosexuels se légitime par le déni d’existence publique, notamment les « manifestations d’affection ». Le regroupement en quartiers se justifie par le fait « que c’est là qu’ils se sentent autorisés à le faire puisqu’ils sont assez nombreux pour se sentir en sécurité ». Mais la sécurité n’est pas le seul enjeu de ces quartiers. Selon Michel Pollak (1982), « la conquête des libertés homosexuelles s’est faite par le renforcement d’une sociabilité spécifique », c'est-à-dire que tout en étant excluant (Mangeot, 2003 ; Cardon, 2003), le territoire communautaire œuvre à rendre possible des rencontres amicales ou sexuelle. C’est ce que décrit aussi Gayle Rubin, en contexte de répression, dans « Surveiller et jouir » (2010), son anthropologie politique du sexe, et notamment dans son article sur « les catacombes » (p.225), bar cuir de San Francisco. Plus contemporain, l’article de Marianne Blidon « La casuistique du baiser », bien que controversé (Verdrager, 2008), rappelle que l’espace publique n’est pas neutre et que l’interpellation homophobe, l’insulte ou les coups, marquent les espaces de vie. À la suite de Nina Bouraoui (« Dans la rue, je n’ai pas le droit de la toucher »), l’auteure montre que si la visibilité des individus ne suit la courbe démographique des villes, les contacts homosexuels ne se font « pas n’importe où et pas n’importe quand ». A son tour, après les bars et les quartiers gays, Grindr serait devenu un nouvel outil de limitation des risques homophobes ? En réalité, ce n’est pas de la sorte que Grindr entre en contradiction avec la logique de regroupement urbain des homosexuels. Il ne se substitue pas aux cooptations du réseau amical ou aux réputations des profils sur les sites de rencontres. Par contre, il pose une question à la centralité et à la nécessité des espaces sexuels dans la ville. Comme outil de rencontre, Grindr n’a pas besoin de lieu, il a besoin d’interactions, de déplacements. Avec Grindr, répétons-le, on ne se déplace plus dans un lieu de rencontres, on se déplace avec un outil de rencontres. La matérialité du lieu est concurrencé par la rapidité du numérique. On assiste alors à un émiettement des lieux de rencontres et donc probablement à une reconfiguration des espaces communautaires. « Avant, avant d’aller dans une soirée je demandais toujours à des amis de m’accompagner. Au cas où il n’y ait pas de pédé. Maintenant j’allume Grindr » (Alexandre, 29ans). L’exemple d’une ville moyenne comme Bordeaux est assez probant. Les quais et les terrasses de Mériadeck ont été rénovés. La lumière des lieux (l’ambiance urbaine) et les espaces de promenade en font des espaces familiaux. On n’y baise plus. Quant au quartier du lac et aux aires d’autoroutes périphériques, ils ont tout autant perdu en réputation. Grindr, et avec lui l’ensemble des outils numériques à destination de la communauté homosexuelle (gay), déterritorialise l’espace des rencontres, ou bien alors les multiplie. D’ailleurs, Grindr en anglais signifie « moulin ». Sans prophétiser l’effet Grindr, la question qui reste en suspend est celle de l’impact territorial de l’application sur les réseaux, les bars ou les clubs homosexuels. Le numérique transforme la relation aux  territoires et à l’espace public et Grindr a d’ores et déjà modifié les déplacements homosexuels dans la ville. L’espace du sexuel s’émiettant dans l’urbain, les rencontres se privatisant, s’anonymant, comment l’espace des sociabilités se transforme t-il ?
Si la géographie de l’homosexualité permet de territorialiser non seulement des lieux mais aussi des flux, il faut admettre, comme le souligne Stéphane Leroy (2005), les difficultés à cartographie les espaces « invisibles » des « rencontres anonymes ». Celles justement auxquelles participent les utilisateurs de plus en plus nombreux de Grindr.

Le mythe du PD isolé

Ainsi dit, nous avons l’impression que Grindr est post-communautaire. Qu’il n’a pas besoin de la « communauté homosexuelle » pour se développer, mais juste d’individus isolés qui s’agitent sur le marché des rencontres. Pas besoin d’être « en homosexualité » pour avoir des pratiques « homosexuelles ». Avec les sites de rencontres et évidemment aussi avec Grindr, on lit parfois la disparition non seulement des « lieux » mais aussi des « corps ». Comme si le numérique se substituait aux liens, au lieu de les enrichir. N’est-ce pas ce scepticisme que l’on peut lire dans certains travaux de sociologues comme David Le Breton. Dans son texte « La sexualité en l’absence du corps du l’autre » (2006) Le Breton regrette ces univers virtuels « sans épaisseur de chair ». Il écrit :
« Dissimulé sous une identité provisoire et réversible l’internaute n’a plus à craindre de ne plus oser se regarder en face après une action quelconque. La disparition du visage et du corps suspend toute responsabilité en liquidant toutes les contraintes d’identité, et toute possibilité d’être assigné à soi. La cyber sexualité réalise pleinement cet imaginaire de la disparition du corps, et même de l’autre. »

A l’inverse, ne pouvons pas lire les sites de rencontres et Grindr en particulier comme de formidables outils de liaison ? C’est en tout cas ce que révèle l’enquête de Michael Rosenfeld (2012). Pour lui et son équipe, le numérique multiplie les possibilités de rencontres essentiellement lorsque les recherches sont précises ou les communautés sollicitées réduites. Dans son enquête « L’internet gay » (2009), Alain Léobon insiste aussi sur cette particularité des recherches sexuelles en ligne. Ce « nouveau territoire » du numérique, toujours sur le fil, permet de nouvelles rencontres, tout en étant un espace à risques (notamment de santé).
« J’ai pas besoin d’aller dans des bars ou dans des boites pour rencontrer quelqu’un. T’allume ton Iphone et voilà […] Je connais même un couple ou deux qui se sont formés après s’être rencontrés sur Grindr… tu vois ? » (Alexandre, 29ans).

Là où la géographie donne raison à la théorie de l’isolement, c’est lorsqu’on compare territorialement les utilisateurs de Grindr. Dans son article « Le GPS pour gay » (Marianne, 2 septembre 2012), Lisa Vignol rappelle la différence Paris / Province dans l’utilisation de Grindr : « L’application compte aujourd’hui 4 millions d’utilisateurs dans le monde, 260.000 en France dont 200.000 à Paris ». Difficile de jouir des bienfaits de la géolocalisation lorsque le premier mec est à 15km. Cette difficile décentralisation des espaces homosexuels n’est bien entendu pas nouvelle. D’ailleurs la géographie de l’homosexualité a su souligner la prépondérance de Paris dans la visibilité LGBT (Leroy, 2005). Il se suffit de ressortir les anciens « agendas » Têtu pour s’en convaincre.
Comme le montrent ces cartes de l’enquête d’Alain Léobon (2009, p.16) l’espace du numérique connaît lui aussi une inégalité de répartition (ici en fonction des pratiques) :
 
Grindr est parisien. Et, si Grindr n’isole pas, il remplit la fonction révélatrice des isolements géographiques qui nécessitent alors de penser les rencontres homosexuelles sans lui. C’est d’ailleurs ce que fait encore la majeure partie des homosexuels. Comme avant en réalité. Voilà peut-être ce que Grindr révèle le plus : ses angles morts. Le faible éventail des âges, une densité moindre en province. Sans oublier les difficultés à parler prévention. Dans un entretien qu’il accorda à la revue en ligne Minorité en novembre 2012, Joël Simkai, créateur de l’application, répondais à une question de Patrick Thévenin : (Question) Certaines études établissent que les endroits aux Etats-Unis où les gays utilisent le plus Craigslist (un site de petites annonces utilisées par les gays pour se rencontrer) montrent corrélation avec les maladies sexuellement transmissibles. Est-ce le cas avec les lieux où Grindr est fortement utilisé ? (Réponse) Je n’ai jamais rien vu circuler de la sorte, donc je ne saurai vous répondre. Néanmoins nous nous engageons, comme je l’ai dit, face aux IST. Mais que les choses soient claires, on ne peut résoudre ce problème tout seul, on peut au mieux aider…

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