CORPS ETRANGE(R)S : Corps maghrébins /noirs/trans… Pourquoi tant de… fascination ? (Miroir/Miroirs n° 6 )



La revue Miroir/Miroirs se propose d’aller à la rencontre de ces corps « autres », de ces corps socialement construit comme « autres », de ces corps qui ne sont ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait différents de ceux tout aussi variés que l’on croise en Europe, dans cet « Occident cisgenre »...


CORPS ETRANGE(R)S : Corps maghrébins /noirs/trans… Pourquoi tant de… fascination ? (Miroir/Miroirs n° 6 )
On y évoquera le corps maghrébin à travers sa pluralité, son hybridité, ses métissages et les agencements de ses désirs au-delà des standardisations néo-coloniales et des dérives culturalistes… Avec un contrepoint sur l’étrangeté des corps queer, et du piège de l’exotisation.
 
>> AVEC EN EXCLUSIVITE = Une nouvelle inédite d’HICHAM TAHIR "Cinq cent et une nuit"

Miroir/Miroirs n° 6 - Dirigé par Jean Zaganiaris
CORPS ETRANGE(R)S : Corps magrébins, corps noirs, corps trans… Pourquoi tant de… fascination ?
DISPONIBLE UNIQUEMENT SUR LA BOUTIQUE EN LIGNE LULU.COM ICI >>

  • "Présences LGBT dans les aires « non-occidentales » : quelles questions pour la recherche ?" par Arnaud Alessandrin, Université de Bordeaux, Jean Zaganiaris, CRESC/EGE Rabat,
  • "Homosexualité masculine dans les pays du monde arabe : une question linguistique ?" par Mariem Guellouz, Centre d'anthropologie culturelle, l'Université Paris-Descartes :
  • "Réflexions sur la question gay – Regard d’Algérie" par Khelil Al Mansour :
  • "Théologien-nes féministes et gay-friendly de l'islam" par Ludovic Mohamed Zahed, CALEMD, EHESS,
  • "Du ré-enchantement de la sexualité et des corps : une approche comparée de la littérature française et marocaine" par Jean Zaganiaris, CRESC/EGE Rabat,
  • " Portraits de femmes d’origine maghrébine en France contemporaine" par Cyrielle Campo, LIRCES/ Université Sophia Antipolis,
  • "Corps et genre dans Infidèles d’Abdellah Taia" par Asmae Ouchen, Université Aïn Chock Casablanca,
  • " Hicham Tahir : Le retour de l’enfant prodigue" par Jean Zaganiaris, CRESC/EGE Rabat,
  • NOUVELLE INEDITE : "Cinq cent et une nuit" par Hicham Tahir
>> BONUS WEB :

INTRODUCTION
Par Jean Zaganiaris

 
Corps Maghrébins, corps du Maghreb, corps arabes, corps musulmans, corps berbères, corps « orientalisés », corps africains... La revue Miroir/Miroirs se propose d’aller à la rencontre de ces corps « autres », de ces corps socialement construits comme « autres », de ces corps qui ne sont ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait différents de ceux tout aussi variés que l’on croise en Europe, en « Occident »...
L’objectif sera de penser le corps maghrébin à travers sa pluralité, son hybridité, ses métissages et les agencements de ses désirs. Si les standardisations néo-coloniales ou les dérives culturalistes nous amènent à repenser les diversités socio-historiques, il n’en demeure pas moins que l’hétérogénéité fait partie d’un monde commun que nous partageons tous. L’étrangeté des corps, construits comme étranges et étrangers, se pense avant tout dans le cadre des modes de vie pluralistes qui existent partout autour de nous.

 
DOSSIER : CORPS ETRANGE(R)S
  • SOCIOLOGIE > Les LGBT dans les aires « non-occidentales » : quelles questions pour la recherche ?
  • LINGUISTIQUE > Homosexualité masculine dans les pays du monde arabe : une question linguistique ?
  • TEMOIGNAGE > Réflexions sur la question gay – Regard d’Algérie
  • RELIGION > Théologien-nes féministes et gay-friendly de l'islam
  • LITTERATURE > Du ré-enchantement de la sexualité et des corps, un approche comparée de la littérature française et marocaine
  • MEDIAS > Portraits de femmes d’origine maghrébine en France contemporaine
  • LITTERATURE > Corps et genre dans Infidèles d’Abdellah Taia
  • LITTERATURE > Hicham Tahir : Le retour de l’enfant prodigue
  • NOUVELLE INEDITE > "Cinq cent et une nuit" par HICHAM TAHIR
 
CONTREPOINT : LES CORPS ETRANGES
De Caitlyn Jenner aux drag balls : 2015, année queer ? Année queen ?
 

LES AUTEUR-ES
 
Asmae Ouchen a soutenu un mémoire master "Corps, sexe et genre dans la littérature marocaine d'expression française" (dir. Z. Mezgueldi, Professeure, faculté Aïn Chock) dont est tirée sa publication dans la présente revue Miroir/Miroirs. Elle est doctorante au sein de la formation "Genre, sociétés et cultures" de la faculté d’Aïn Chok et prépare une thèse intitulée "Transidentité et inversion des rôles de genre dans la littérature marocaine d’expression française" sous la direction de J. Zaganiaris, enseignant chercheur CRESC/EGE Rabat. 
 
Khelil al Mansour est une personne LGBT vivant en Algérie et qui souhaite rester anonyme.
 
Jean Zaganiaris est enseignant chercheur (HDR Sociologie) au CRESC/EGE Rabat. Mobilisant les outils de la philosophie et de la sociologie pour penser les enjeux politiques des mondes de l’art, il travaille sur les représentations des féminités, des masculinités et des transidentités dans les littératures produites au Maroc et en France. À partir d’une approche comparée, il s’intéresse à la question de la vulnérabilité des corps et des espaces hétérotopiques. Parmi ses publications, Queer Maroc. Sexualités, genres et (trans)identités dans la littérature marocaine, Paris, Des Ailes sur un Tracteur, 2014 ; Un printemps de désirs, Représentation des genres dans la littérature et le cinéma marocains à l'heure des Printemps arabes, Casablanca, La Croisée des Chemins, 2014.
 
Lucille Toth est chercheure en littérature française à Scripps College en Californie. En 2015, elle a dirigé un ouvrage collectif intitulé Danse contemporaine et littérature (Centre National de la Danse) et est directrice de la collection féministe « Majorité » aux éditions LGBTQI Des ailes sur un tracteur. Danseuse de formation, son travail est à la croisée de la littérature, de la danse et du discours médical. Elle travaille en ce moment sur le phénomène de queerisation tant de genre que de race actuellement en vogue en France et aux Etats-Unis, autour de danses telles que le twerk qui repense la fluidité et la réappropriation culturelle.
 
Arnaud Alessandrin est sociologue à l’université de Bordeaux. Ses recherches portent sur la santé et les discriminations. Après avoir effectué une thèse sur les parcours trans en France (2012), il s’engage auprès d’Anita Meidani dans une recherche sur la santé des personnes transidentitaires (2013). En 2014 il établit avec Karine Espineira la première enquête française sur la transphobie. Il a notamment publié : « La transyclopédie » avec K. Espineira et M-Y. Thomas (2012), "Géographie des homophobies" (2013), "Genre ! (2014) et « Sociologie de la transphobie » (2015). Il est directeur de publication de la revue Miroir / Miroirs.
 
Mariem Guellouz est linguiste et performeuse. Chercheuse affiliée au Centre d'anthropologie culturelle à l'Université Paris-Descartes, sa recherche porte sur les rapports entre les discours politiques et les performances artistiques dans les pays du monde arabe. Elle s'intéresse particulièrement à la question de l'insulte et de la vulnérabilité linguistique. Elle est aussi spécialisée dans la recherche sur les enjeux politiques du corps dansant et de la danse dans le monde arabe. Elle est aussi performeuse/danseuse et mène une recherche chorégraphique sur les danses arabes.
 
Ludovic - Mohamed Zahed est Imam, Conseiller en Psychologie, anthropologie et en théologie inclusive, Directeur du Cabinet de conseil et d'expertises CALEMD. Fondateur de la première mosquée inclusive d'Europe, membre fondateur du réseau interreligieux LGBT GIN-SSOGIE, coordinateur international de CALEM (2010-2014), membre fondateur du réseau international inimuslim, membre du réseau des théologiens vivant avec le VIH doctorant en Anthropologie et en psychologie. Il a publié « LGBT musulman.es, du placard aux Lumières ! Face aux obscurantismes et aux homonationalismes, ils et elles prennent la parole ! » aux Editions DES AILES SUR UN TRACTEUR en janvier 2016.

HICHAM TAHIR est un écrivains marocain.
Après une licence en Commerce et Marketing, Hicham s’est réfugié dans la publicité, où il a travaillé en tant que Concepteur-Rédacteur à Casablanca, puis Marrakech. Il a quitté le Maroc pour Paris, où il entreprend une nouvelle carrière de journaliste.
A 19 ans, il a connu sa première publication dans le recueil de l’écrivain Marocain, Abdellah Taïa, dans le collectif « Lettres à un Jeune Marocain », avec sa lettre intitulée : « Le Bonheur».
2013, il sort son premier recueil de nouvelles, « Jaabouq », puis "Les ruelles au pieds nus" son premier roman en 2015, tous deux aux Editions Casa Express.


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