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Si l’homosexualité était génétique, faudrait-il la dépister ? L'enquête qui fait débat...



Participerez-vous à la grande enquête sur les dangers et les limites du dépistage des maladies génétiques ? A l’occasion d’une exposition à la Cité des sciences de Paris sur « Les gènes et les hommes » en juin et juillet derniers, une enquête web a été proposée aux visiteurs. Cette enquête perdure aujourd’hui et a particulièrement attiré notre attention pour différentes raisons..



Un véritable débat de société.

"Et vous, qu'en pensez-vous?" est le titre de l'enquête. 7 questions, 5 minutes, ça vaut le détour !

Les grandes questions sur la bioéthique et l’eugénisme font l’objet de cette enquête. Elles mettent le doigt sur les problèmes du dépistage génétique. Si l’obésité ou l’asthme sont des maladies génétiques, pourquoi ne pas les dépister et proposer aux parents une interruption de grossesse s’ils le désirent ? Faut-il dresser un catalogue des maladies génétiques à dépister ? Les maladies se gèrent –elles de différentes manières en fonction des familles ?
Fort heureusement l’homosexualité n’est pas reconnue comme une maladie (mais l’a été pendant un moment) mais qu’en serait-il si un jour un savant (fou ?) arrivait à prouver que le fameux gène de l’homosexualité existe bel et bien ? Faudrait-il dépister ce gène avant la naissance sur demande des parents sous prétexte que l’homosexualité fait souffrir? Faudrait-il alors laisser le choix aux parents d’interrompre la grossesse si leur enfant était prédestiné à l’homosexualité ?
Le mélange entre gène et sexualité est souvent l'objet de débats, toujours passionnés, parfois dangereux... Que faut-il donc en penser ?

Populaire et simple :

Cette enquête de la cité des sciences de Paris est particulièrement pertinente car elle pose des problèmes qui touchent de près ou de loin chaque famille. Le dépistage génétique est aussi envisagé pour des maladies « populaires » telles que l’asthme, l’obésité ou d’autres différences pathologiques tout à fait viables mais qui peuvent poser problème. Elle montre aussi et surtout les limites d'un pseudo catalogue de vie dite "normale".
A l'aune de ces questions, sans, encore une fois, mettre la sexualité et les maladies dans le même sac, on peut trouver intéresser de demander au plus grand nombre si ils souhaiteraient "déceler l'homosexualité"... Ca ne sera pas forcément de l'homophobie, mais quand même... Certains statistiques pourront-être intéressantes à regarder...
Et si on trouver le gène de l'homosexualité, combien de parents souhaiteraient un enfant homo ? Souvent, des questions farfelues jaillissent des raisonnements nouveaux...

Sensible et pudique :

L’enquête est d’autant plus intéressante qu’elle propose des réponses à choix multiples très nuancés.
On sent bien la volonté des concepteurs de l’enquête de montrer toute la sensibilité du sujet. La dernière proposition des réponses est toujours : « Aucun argument ne me convient ». En toute simplicité et sincérité on vous permet de ne pas savoir plutôt que de répondre dangereusement.

Comparative et intelligente :

L’enquête vous donne à chaque réponse (et il n’y a que 7 questions !) les pourcentages des personnes qui vous ont précédés par tranches d’âges et par sexes ! Les différences sont parfois surprenantes !
Enfin chaque fois qu’une question vous parait complexe, un petit lien explicatif vous aide intelligemment à prendre parti, à vous positionner ou seulement à apprendre quelque chose !

Enquête : "Et vous, qu'en pensez-vous?"

ET VOUS, LES FRIENDLY, QU'EN PENSEZ VOUS ? Scandaleux ou original ?

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