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Sex-addict : comment se passe la prise en charge de la dependance au sexe ?



JB Dumonteix, psychanaliste spécialisé dans les addictions sexuelles, continue son dossier sur les causes et les mécanismes de ce qui semble être un tabou dans notre société : l"addiction sexuelle. En plus, vous pouvez lui poser vos questions en toute discrétion grâce au réseau social de Veryfriendly, et il vous répondra en privé ou lors d'un prochain article compilant les meilleures questions. Aujourd'hui, quelle prise en charge ?



Le sexe est une chose magnifique, et tout le monde aime avoir des relations sexuelles. Là où les problèmes commencent, c’est lorsque le plaisir ne fait plus partie de la relation sexuelle et que l’on se sent « dépendant ».

La dépendance au sexe (ce qui inclut le porno, les plans cul à répétition, la masturbation compulsive, l’achat de services payants d’un(e) escort,…) peut tout à fait faire l’objet d’une prise en charge variée.
Aux Etats Unis et en Grande Bretagne, il existe des centres de traitement des sex addicts (là où ont pu aller David Duchovny et plus récemment Tiger Woods), mais en France il n’existe pas encore de tels endroits.

Tout d’abord, la prise en charge et l’espoir de mettre fin à la dépendance ne peuvent avoir lieu que si et seulement si le patient souffrant va consulter un psy (spécialisé). Cette prise en charge, si elle est réalisée par un professionnel qui a suivi des cours d’addictologie, est variée car le patient souffrant va pouvoir bénéficier bien évidemment d’un suivi thérapeutique ou analytique, mais aussi d’une collaboration avec des acupuncteurs, des art thérapeutes, des sophrologues, etc.

On peut, bien entendu, se « sortir » de la dépendance au sexe, mais il faut savoir une chose : être addict au porno, aux plans culs, à la masturbation, etc. relève du symptôme. Et un symptôme est la manifestation « en surface » de quelque chose de beaucoup plus profond, de caché même. Tout l’intérêt du travail psychothérapique ou psychanalytique est d’aller chercher les causes de ce comportement, ce symptôme, qui handicape le patient.

Ensuite, les groupes de parole sur le thème de la dépendance au sexe aident énormément à « relativiser » et à trouver d’autres personnes à qui parler, et qui sont dans la même problématique que soi. On pourra même y trouver un « parrain » comme chez les alcooliques anonymes.
Pour aider le patient à extérioriser sa douleur, son manque, ses angoisses, on aura recours à une ou des activité(s) artistiques telles que le théâtre ou les arts plastiques.

Le corps, si nécessaire, sera pris en charge par des acupuncteurs, sophrologues ou d’autres professionnels qualifiés.
Si l’on est dépendant sexuel, il ne faut pas oublier : ne jamais rester seul avec ça, en parler le plus rapidement possible, et ne pas se juger. Le jugement de soi est une des entrées dans le cercle infernal de la dépendance.


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