Elle considère cette reconnaissance académique comme un signal fort. "Peu importe la personne ainsi primée" explique-t-elle, "l'important est dans la valeur de l'exemple. Les différentes générations de trans savent que ce n'est pas facile mais que c'est désormais possible. On peut être trans et poursuivre des études bien au-delà du deuxième cycle et travailler sur des questions enfin reconnues comme théorisables et inscriptibles dans la culture".
Karine Espineira prouve que l'on peut être militantE, concernéE par un sujet et produire une connaissance scientifique reconnue.
Karine Espineira prouve que l'on peut être militantE, concernéE par un sujet et produire une connaissance scientifique reconnue.
Qui est Karine Espineira ?
Née à Santiago du Chili, le 22 octobre 1967, Karine Espineira est connue pour son engagement militant au sein du mouvement transidentitaire français depuis le milieu des années 1990.
De l'ASB (« Association du Syndrome de Benjamin ») d'abord, puis à la coordination internationale « Stop Trans Patholigizacion » en passant par les associations le ZOO, le CEL ou encore les UEEH, Karine Espineira est aussi co-fondatrice de « Sans Contrefaçon » en 2005 avec Maud-Yeuse Thomas. Toutes deux fondent avec le sociologue Arnaud Alessandrin « L'Observatoire Des Transidentités » en 2010.
Elle a exercé les fonctions de chargée de communication et de formatrice multimédia dans les champs de l’insertion sociale et professionnelle, dont une action dans un projet européen Equal (2002-2005). Elle avait déjà effectué un parcours universitaire dans les années 80 et 90 en Lettres modernes et en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Grenoble ; études qui la mèneront jusqu’en DEA.
En 2006, elle reprend ses études avec un « Master 2 Recherche », cette fois-ci jusqu’au doctorat, conclu avec une thèse intitulée « La construction médiatique des transidentités : Une modélisation sociale et médiaculturelle », sous la direction de Marie-Joseph Bertini. Cette recherche a été développée grâce « aux apports innovants des études sur le Genre et des Cultural Studies », estime-t-elle.
La soutenance s’est déroulée à l’Université de Nice - Sophia Antipolis en la présence d’un Jury composé des professeures Françoise Bernard, Marlène Coulomb-Gully, Laurence Herault et Marie-Joseph Bertini, des professeurs Yves Chevalier et Éric Maigret.
De l'ASB (« Association du Syndrome de Benjamin ») d'abord, puis à la coordination internationale « Stop Trans Patholigizacion » en passant par les associations le ZOO, le CEL ou encore les UEEH, Karine Espineira est aussi co-fondatrice de « Sans Contrefaçon » en 2005 avec Maud-Yeuse Thomas. Toutes deux fondent avec le sociologue Arnaud Alessandrin « L'Observatoire Des Transidentités » en 2010.
Elle a exercé les fonctions de chargée de communication et de formatrice multimédia dans les champs de l’insertion sociale et professionnelle, dont une action dans un projet européen Equal (2002-2005). Elle avait déjà effectué un parcours universitaire dans les années 80 et 90 en Lettres modernes et en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Grenoble ; études qui la mèneront jusqu’en DEA.
En 2006, elle reprend ses études avec un « Master 2 Recherche », cette fois-ci jusqu’au doctorat, conclu avec une thèse intitulée « La construction médiatique des transidentités : Une modélisation sociale et médiaculturelle », sous la direction de Marie-Joseph Bertini. Cette recherche a été développée grâce « aux apports innovants des études sur le Genre et des Cultural Studies », estime-t-elle.
La soutenance s’est déroulée à l’Université de Nice - Sophia Antipolis en la présence d’un Jury composé des professeures Françoise Bernard, Marlène Coulomb-Gully, Laurence Herault et Marie-Joseph Bertini, des professeurs Yves Chevalier et Éric Maigret.
Ses publications
Elle a publié « La transidentité, de l’espace médiatique à l’espace public » aux éditions de L’Harmattan (2008) ; « Le bouclier thérapeutique, discours et limites d’un appareil de légitimation » (2011), dans la revue internationale de recherche biographique « Le Sujet dans la cité » (2011) ; « Transidentité : de la politique, Une métamorphose culturelle entre pragmatisme et transcendance » dans la revue « L’Information psychiatrique » (2011).
D’autres articles et ouvrages seront publiés très prochainement suite à son thèse comme la mythification médiatique du Bois de Boulogne.
Elle vient de publier, avec ses amis de l'ODT, la première « Transyclopédie », une somme de tous les savoirs, histoires et représentations culturelles des transidentités, publiée aux éditions "Des Ailes sur un tracteur" de Jérémy Patinier. Plus d’infos sur le site http://www.desailessuruntracteur.com/
D’autres articles et ouvrages seront publiés très prochainement suite à son thèse comme la mythification médiatique du Bois de Boulogne.
Elle vient de publier, avec ses amis de l'ODT, la première « Transyclopédie », une somme de tous les savoirs, histoires et représentations culturelles des transidentités, publiée aux éditions "Des Ailes sur un tracteur" de Jérémy Patinier. Plus d’infos sur le site http://www.desailessuruntracteur.com/

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Editions "Des ailes sur un tracteur"











