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Découvrez Liberace, star kitch & camp de la télé US et héros du nouveau roman d'Amanda Sthers



Son nom est très peu connu en France, et pourtant Liberace est une star en Amérique. Amanda Sthers s’est emparée de cette figure à part et de ce destin singulier. Elle y a trouvé le matériau exubérant, poignant et parfois douloureux d’une oeuvre littéraire qui dépasse, et de loin, la simple biographie. En sept séances de psychanalyse fantasmées, Liberace raconte sa vie sous la plume d’Amanda Sthers.



Quatre ans après Le Vieux Juif blonde en 2006 et cinq mois après Les terres saintes parues chez Stock en mai dernier, Amanda Sthers revient en librairie avec Liberace (Plon), une biographie romancée de celui qui bouleversa l’Amérique des années 50.

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Né en 1919 d’un père italien et d’une mère polonaise, Wladziu Valentino Liberace manifeste très tôt un indéniable talent pour le piano. Trop content de voir leur fils rapporter quelques dollars à la maison, ses parents le laissent se produire dans les bars dès l’âge de dix ans. Ils ne savent pas encore que l’enfant prodige va devenir une star.

1940. Wladziu Valentino Liberace devient Liberace (prononcer Liberatchi), et quitte les bars pouilleux du Wisconsin pour les salles de concerts : l’artiste est né. Roi du déguisement à paillettes et pampilles, interprète jazzy de Chopin comme de Chico Marx, Liberace est le seul pianiste à avoir fait salle comble à Las Vegas pendant près de 40 ans de carrière, puis à animer un show télévisuel aux audiences extraordinaires. Sous les yeux ébahis des vieilles filles du Milwaukee qui attendaient, tremblantes, un geste de lui, il sortait de sa limousine, revêtu de visons extravagants, pour jouer des boogie woogie endiablés.

Liberace, un personnage étonnant, troublant, mystérieux, mais aussi effrayant. Car ce qu’Amanda Sthers a bien compris c’est que derrière ce sourire de façade trop blanc pour être vrai, se cachait un homme torturé, un homosexuel refoulé, un enfant qui n’avait pas réglé son complexe d’Œdipe, et un artiste à l’égo surdimensionné, à tel point que, à sa demande, son jeune amant de trente ans son cadet Scott Thornson avait eu recours à la chirurgie esthétique, afin qu’il ait les mêmes traits que lui quand il était jeune !

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Portrait de Dorian Gray en chair et en os ? Reflet à baiser ? Mythe de Narcisse ? Complexe d’Oedipe mal réglé ? Recherche de son jumeau mort-né ? Quoiqu’il en soit, Liberace finira par le mettre à la porte avec ses fringues dans des sacs poubelles, et Scott lui fera un procès retentissant ! Après une vie sous l’égide de sa mère castratrice et baignée par une lumière artificielle qui ne l’a jamais comblé, Liberace succombera, parmi les premiers, au sida.

Amanda Sthers a choisi de brosser son portrait à travers cinq séances de psychanalyse fantasmées. Un long monologue de l’artiste à son médecin, le récit d’une vie, avec ses souvenirs enfouis et ses blessures à vif : un frère jumeau mort né, un père violent, une jalousie maladive pour Elvis Presley, un procès ruineux intenté par celui qu’il avait aimé afin d’obtenir une pension alimentaire, puis le Sida.

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Bonus : Liberace en vidéo


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