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C'est quoi le détecteur de gay de Googlephone ?

Etes vous un mec, ou un gay ? C'est la polémique suscitée par une application du nouveau joujou de Google.



Même si elle n'est pas très sérieuse, une application à installer sur le nouveau portable «made in Google» fait grincer les dents des gays aux Etats-Unis.



Lancé en octobre dernier aux Etats-unis, le Google Phone - le téléphone portable qui se veut le futur concurrent de l'Iphone à la différence près qu'il est basé sur l'open source - commence à faire beaucoup parler de lui. Pas un jour ne se passe sans qu'une nouvelle application pour le Google phone ne fasse sensation et ne soit relayée par les nombreux blogs déjà consacrés à la machine prodige que certains aimeraient bien voir enterrer le monopole Apple.


Dans le lot de ces bonus, dont parfois on se demande à quoi ils peuvent bien servir, l'application Straight fait largement parler d'elle et met en émoi la blogosphère. Avec Straight, il suffit de poser la partie supérieure de son index sur l'écran de son Google Phone, pour qu'en quelques secondes le verdict tombe comme un couperet en forme de « Sorry, sweetie, you are » (Désolé, chéri,tu en es) assorti d'un joli arc-en-ciel ou, seconde option, « You are the man ! » (Tu es un mec !)

Évidemment tant d'insolence n'a pas tardé à enflammer les blogs LGBT américains qui dénoncent le caractère homophobe de l'application. Google affolé par l'ampleur que prend le mouvement s'est fendu d'un laconique droit de réponse en forme de «bien que cette application puisse paraître offensante pour certains, nous ne pensons pas violer une quelconque loi. Utiliser des stéréotypes sur tel ou tel groupe de personne ne correspond pas à de la haine vis-à-vis de ce groupe», qui montre bien son embarras, surtout qu'Apple a toujours fait très attention à être considéré comme gay friendly.

En France, il y a peu de chances que l'application Straight provoque des débats intellectuels enflammés. Pragmatique comme toujours, on en est juste à se demander qui peut acheter une telle connerie, qui si elle marchait vraiment, nous rendrait bien des services !




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